FI-NA-LE:
LE MOT EST MAGIQUE
Vous êtes amateur de sensations fortes et un tantinet branché rugby ? Venez aux matches de l'A S Pont Long et vous aurez votre dose. "A se faire péter le coeur" dixit un ami qui n'a pourtant aucune notion de médecine, ou alors très très cachées. Coarraze-Nay puis Mérignac: difficile de faire plus intenable. Auxerre a été plus reposant heureusement mais il a fallu mettre les chose dans l'ordre afin de se rendre le dénouement pas trop malaisé. Puis le PUC (Paris Université Club) en demi finale, tout sauf une sinécure: ah que oui, la situation n'a pas été de tout repos, interdit de se planquer en laissant les taches obscures aux autres. Jusqu'à la dernière seconde, obligation de souquer ferme en rendant improductive l'action parisienne sur notre ligne.
Quel match encore au crédit de cette ASPL ! Pas le plus flamboyant de la saison mais tellement beau par l'engagement des deux camps: à ce stade de la compétition, seul compte le résultat entre équipes jamais là par hasard. De la vaillance, de la volonté, du savoir bien jouer, le cocktail était déjà parfait. A Rochefort, nos "vert et noir" ont ajouté l'intelligence, tactique s'entend, et l'on se dit (pouvait-on en douter ?) que les coaches Julien et Sylvain ont bien préparé le plan de jeu. Parfois moins exposés en vitrine que leurs copains du 9 au 15, les avants - pourtant pas des montagnes en poids - ont été carrément exceptionnels en passant leurs vis à vis à la moulinette dans les phases de poussées, rivalisant sans souci dans les airs. Il y avait belle lurette que nous n'avions vu pareille démonstration. D'autant que cette puissance s'est doublée d'une farouche détermination à défendre les acquits. Mais si en rugby, véritable ritournelle, tout commence devant, c'est que le reste de l'équipe est à l'unisson, sans quoi la victoire n'est jamais là.
Tout au long de cette saison, c'est vrai pour toutes les formations du club, les seniors ont su faire corps. Supporters ou spectateurs, nous sommes passés par plusieurs émotions: la fierté, l'envie, la joie, parfois quelques regrets sur les rares défaites en poule. Jamais nos joueurs n'ont abdiqué: la victoire appartient aux persévérants. On entend aussi que "le plus grand des secrets est de toujours savoir que l'on va gagner". A l'ASPL, accepter les épreuves, c'est déjà les surmonter.
Oh oui, nous vivons de sacrés dimanches. Quel que soit le temps, qu'il pleuve, qu'il vente ou que le thermomètre monte à des hauteurs inhabituelles ? Les bourrasques de pluie on connaissait. La canicule aussi mais pas pour un match de rugby en phase finale. Un coup ça se joue à 15 h 30, un coup à 17 h 30, finalement à 10 h. Coup de béret (béarnais) à ceux qui sont venus supporter partant avant que le laitier ne passe et pendant que le coq est encore avec ses poules. Et comment ne pas avoir un brin de compassion pour ce ballon, capable de bondir où on ne l'attend pas, mais toujours silencieux: par plus de 34 ou 35 degrés il est souvent demeuré au chaud, caché, cajolé, câliné par des pognes expertes. Avait-il d'autres choix ?
Dimanche prochain, dernier tour de piste, celle des étoiles de l'ovalie, pour Pont Long. Le carré d'as est devenu une paire de seigneurs. FI-NA-LE: le mot est magique. Tellement de sportifs en ont rêvé. L'ASPL y est pour la première fois en fédérale ( 1993, déjà énorme performance, c'était en Honneur). Face à nous, les Audois de Leucate. Dirigeants encadrement et joueurs savent ce moment extraordinaire, avant, pendant et quel que soit le résultat, après le match: "Pour atteindre l'objectif, je me concentre d'abord sur la préparation " dixit David Douillet, pas champion olympique par hasard. Pour nous, à son niveau, chacun sait ce qu'il doit faire. Côté supporters, ça va déferler vers l'Ariège (Pamiers samedi à 18 h 30, à confirmer) par bus et voitures (suivre les informations du club à venir): pareil évènement n'arrive pas toutes les saisons.
Cette fièvre qui va monter jour après jour, aura un goût particulier pour la kirielle de joueurs "pontlonais" éloignés du terrain sur blessures, Léo est le dernier de la liste. Pour eux aussi, les 22 de la feuille de match vont une nouvelle fois aller jusqu'à l'épuisement (comme d'hab) pour ramener le fameux bouclier.
Voilà, le décor est planté, Ya plus qu'à....
ILS ONT DIT
* "Plus la victoire est difficile, plus grande est la joie de gagner"
* "Le pilier droit de l'Afrique du sud c'est un laguiole, il se plie comme un canif" (Vincent Moscato).

