DE BONS SIGNES
Y avait-il meilleur contexte qu'un match entre voisins pour montrer un visage prometteur, voire confirmer les impressions positives des dernières semaines ? Passez la nuit à y réfléchir si vous voulez ! Nous, plus terre à terre, on croit à ce que l'on voit et on vous le dit: ce dimanche, beaucoup de nos attentes ont été comblées par les deux groupes seniors. "Faire taire les sceptiques grâce à un travail acharné", telle est la devise des encadrants, coaches et dirigeants confondus.. On pousse le délire ? Chiche, en bifurquant tout de go vers le bouddhisme: "Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était, aie confiance en ce qui sera".
La confirmation des impressions positives est illustrée par la Fédérale B. Tenus de s'adapter aux besoins des seniors A, les entraîneurs trouvent toujours les meilleures solutions, grapillant via les résultats place après place afin de grimper au classement derrière Mouguerre. Actuelle seconde, et forte d'une péréquation à venir, elle devance Oursbellille/ Bordères de 4 ou 5 points. Suffisant pour la qualif directe? A voir mais peu importe s'il faut se contenter de la 3è place. La preuve de l'extrême volonté de notre Fédérale B ? Ce premier essai, à la 3ème minute avec un déboulé des avants sur 30 mètres. Discipliné et souvent entreprenant sans limite, l'ensemble est capable de vivre un super printemps. Pour son plaisir certes mais aussi pour l'exemplaire Nicolas Mauget fidèle parmi les fidèles de l'ASPL, et pour Paul Azéma à qui il aura suffi de deux saisons parmi nous pour se faire grandement apprécier sur et en dehors des terrains, deux garçons qui vont ranger les crampons en fin de saison.
Quant à la Fédérale A, à qui il était réclamé un match plein, elle a su donner de bons signaux. Non que ceux-ci n'existaient pas, mais il a fallait les matérialiser par des gestes plus précis et de la discipline. Donc s'appuyer sur des phases de conquête (touche, mêlée, jeu au sol) incontournables dans le rugby d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Et donner libre cours à l'humeur offensive. Détermination, confiance en soi tout en restant calme et serein, silencieux également pour laisser transparaître sa force, voilà quelques ingrédients. Des constats qui demandent aussi de la lucidité sur cette dernière performance, sachant que l'U S Coarraze Nay, visiblement en période de doute et amoindrie, a besoin à l'inverse de retrouver des forces vives pour poursuivre son parcours de la meilleure des façons. Au passage, fallait-il minimiser le succès contre Navarrenx volontaire à souhait chez nous? La performance de cette équipe à Arcangues candidat à la phase finale donne la réponse, comme quoi...
Pour tous les seniors de Pont Long, le vrai rendez vous désormais est en mai et on a maintenant envie de croiser les doigts (pardon pour ce mauvais jeu de mots Théo, dernière victime en date !) afin que les trop nombreux indisponibles du moment retrouvent leurs copains qui ont besoin d'eux.
Autre grande satisfaction de ce dimanche: l'invitation faite à de nombreux partenaires qui, en compagnie de leurs invités, , des officiels et dirigeants de l'USCN, ont participé au repas d'avant match servi par les bénévoles du club.
ILS ONT DIT
* Pierre Berbizier, joueur et entraîneur du XV de France: "Demi de mêlée ? Un poste de synthèse. Ici, vous ne disposez pas des autres, vous êtes à la disposition des autres".
* Sylvain Marconnet, pilier du début des années 2000, voulant impressionner Carl Hayman, son vis a vis All Black passé par Pau: "On rentre dans le couloir d'avant match avec le XV de France. Je lui marche sur les pieds, je crois que je lui crache à la gueule. Il ne bronche pas. La suite ? Il me défonce en mêlée. On prend 47 à 3. La honte de ma vie". (extrait du dernier numéro de Raffut).

