La plume du dimanche đź’šđź–¤


RESILIENCE ET HUMILITE

Quel beau dimanche pour notre A S Pont Long ! Déjà en course pour briguer un trophée cette fin de mois, les cadets (face à Bénéjacq) et les juniors (opposés à Anglet) sont, depuis ce dernier dimanche, rejoints par les seniors filles et garçons. Et les cadettes direz vous ? Pas en reste avec de beaux succès et qui rentrent d'une virée sympa du côté de Saint Sébastien. Trois sur trois donc en ce jour de saint Pascal, et quand on connaît les promesses qui pointent en suivant les minimes et l'école de rugby, il y a de quoi apprécier l'étendue du travail réalisé par l'ensemble du club qui se structure patiemment saison après saison.

Premier signe positif, celui envoyé à l'heure apéritive depuis Aire sur l'Adour par les filles tenues de relever moult défis en rencontrant une entente basée autour de Gabarret. Marque finale: 33-22, mais rien n'a été simple au cours d'un match à double visage. Dominées et distancées avant la pause, capitaine Virginie et ses copines ont tout renversé ensuite de la plus belle des façons: voilà qui en dit long sur leur envie. La récompense est au bout: une finale à disputer en compagnie de Capbreton/Hossegor.

Toujours dans les Landes, Ă  Saint Pierre du Mont, c'est la FĂ©dĂ©rale B qui dĂ©bute superbement la phase finale en se dĂ©faisant de Casteljaloux (28-20). En permanence devant au score et ne concĂ©dant un essai que dans les derniers instants, Pont Long n'a jamais rĂ©ellement tremblĂ©. Bravo Ă  tout le groupe en regrettant le climat pas très sympa gĂ©nĂ©rĂ© par quelques supporters venus du Lot et Garonne. Il fallait donc avoir les nerfs solides et les oreilles bouchĂ©es afin de ne penser que rugby et seulement rugby. Allez, pas de quoi en faire toute une montagne et mettons cela au crĂ©dit du rugby passion. Prochain tour pour l'ASPL, MĂ©rignac dimanche en huitièmes Ă  Rion de Landes (14 h). Tiens tiens, MĂ©rignac dĂ©jĂ , ce mĂŞme club se dressant sur la route des seniors A le 31 mai. A la diffĂ©rence de Saint Pierre du Mont, ce jour de PentecĂ´te, les vert et noirs auront au soutien une jolie cohorte de supporters Ă  Rion.

Trouver MĂ©rignac en huitièmes n'Ă©tait pas gagnĂ© d'avance, il fallait retrouver les bonnes sensations en recevant Coarraze Nay crĂ©ditĂ© de 14 points au coup d'envoi. Pas de quoi s'ennuyer pour les 1 500 personnes prĂ©sentes au match avec un tableau d'affichage proche de la surchauffe en Ă©voluant sans arrĂŞt. On sait la dĂ©nouement, venu au bout d'un superbe bras de fer ou chaque camp a cru tenir le bon cĂ´tĂ© du manche, mais contrairement aux trois saisons prĂ©cĂ©dentes, cette fois la pièce est tombĂ©e dans notre camp. Et si beaucoup de cette qualification avait pris corps une semaine avant, en Ă©vitant l'essai du bonus pour les Nayais ? Ce point supplĂ©mentaire que nous avons chèrement acquis au retour vaut de l'or. Les plus anciens doivent se souvenir d'une cĂ©lèbre Ă©mission tĂ©lĂ© (annĂ©es 60 et 70) avec l'inspecteur Bourrel dans "Les cinq dernières minutes". Ici ni crime ni enquĂŞte, mais des derniers tours d'horloge difficilement soutenables avec des acteurs des deux clubs Ă  fĂ©liciter. 

Pont Long a fait sienne cette ritournelle voulant que c'est dans la dĂ©faite (celle de l'aller, cuisante) que se forge le caractère, que l'on apprend l'humilitĂ© et que l'on dĂ©couvre la vĂ©ritable mesure de la dĂ©termination. Car si la victoire exalte, le revers et les Ă©preuves enseignent. A l'humilitĂ©, ajoutez cette capacitĂ© Ă  rebondir nommĂ©e rĂ©silience. Il en va ainsi du sport, miroir de la vie: il reflète nos victoires, nos dĂ©faites, nos espoirs et nos doutes: si succès il y a, c'est que la persĂ©vĂ©rance est au rendez vous. Dans ce constat souriant, il y a malheureusement un gros bĂ©mol: capitaine Nathan est sorti avant la fin, la faute Ă  une main très amochĂ©e qui n'annonce rien de positif pour la suite. 

ILS ONT DIT

* "Le rugby est bien un sport d'Anglais, pour avancer il faut donner le ballon en arrière".

* "ArrĂŞtez de me dire comment arbitrer, je ne vous dis pas comment jouer" (Mathieu Raynal, arbitre Top 14).