La plume du dimanche 🪶



 

OUF, LE PRINTEMPS ARRIVE !

Au revoir, ciao à ce milieu d'hiver trop pluvieux et parfois venteux à l'extrême: coucou à ce printemps qui prend semble t-il 3 semaines d'avance. Alors, quelle meilleure destination que ce cap vers l'océan à Biarritz ou l'entente Arcangues/Bassussarry à la chance de pouvoir se délocaliser lorsque la pelouse est inhospitalière sur ses communes, et y trouver un terrain synthétique. Au revoir et ciao, là encore, à la gadoue mais qui dit surface nouvelle, dit adaptation à trouver et c'est beaucoup moins simple qu'il n'y paraît. Sans que ce constat, valable pour tous, soit un début d'explication aux fortunes diverses ramenées des installations d'Aguilléra. La vérité est peut être plus simple à trouver, par exemple dans le sens du nom de l'adversaire de ce samedi, Emak Hor, qui signifie "Donnez tout" en basque, sans en déduire de façon insidieuse que l'ASPL a fourni moins d'efforts. Surtout pas, nos représentants n'ont été chiches de rien.

Ainsi la Fédérale B, qui a eu sa baisse de régime cet hiver, et qui maintenant monte le curseur sans doute déjà attirée par le parfum des phases finales: 51 à 14 au décompte final, 7 essais pour un énième bonus offensif. Une nouvelle fois, c'est répétitif, ce groupe ne tombe pas dans la facilité, ne s'égare que rarement dans les actions individuelles et sait marier les efforts pour une heureuse conjugaison entre avants, demis et ligne arrière. Le score a pris des proportions dans le grandes largeurs surtout après la pause, le premier temps ayant servi à répondre aux envies généreuses des basques jamais économes de leurs efforts.

Motivé, c'est désormais une habitude, à l'idée de recevoir le leader de la poule 5 de Fédérale et de le faire chuter une seconde fois cette saison, Emak Hor a vraiment tout donné, jusqu'à l'épuisement dans les toutes dernières secondes, recroquevillé dans ses 20 mètres. Qu'à t-il manqué à l'ASPL ? Les coaches le savent. Modestement, du haut de la tribune - lointaine - on osera citer l'adaptation à l'arbitrage et regretter 2 essais non validés au grand dam des" vert et noir", quelques scories punies par leur buteur longue distance, une difficulté à faire fructifier les nombreux ballons de la conquête à l'approche de la ligne. Les joueurs conviennent qu'ils doivent retrouver du rythme après des semaines dans le confort des salles mais loin des réalités du terrain. Mais, au risque de lasser en le redisant, rien d'anormal avec ce creux au sortir des frimas, et peut être salutaire pour la suite.

Le printemps qui se pointe, les terrains de Serres Castet qui reverdissent (bravo aux diverses équipes techniques) et un programme à saliver que ce soit à Henri Marracq avec les venues successives de Boucau/Tarnos dimanche, l'USEP, Navarrenx match en retard le 5 avril et Coarraze-Nay, ou à Morlàas puis Mouguerre pour finir la phase de poule. Et le match contre Hasparren, lui aussi reporté mais qui n'aura pas lieu? Il fera, selon les dernières infos, l'objet d'une péréquation. Péréquation, ques aco ? à l'issue des matches de poule, le total de points des 2 équipes de l'ASPL sera divisé par 21 (nombre de parties jouées) et ce résultat multiplié par 22 (total des rencontres). Ce qui ajoutera, sans jouer, entre 3 et 4 points au classement pour les deux groupes. Frustrant ou plus ou moins perdant à l'arrivée ? A chacun sa vérité. D'où l'envie d'avoir un terrain synthétique pour l'ASPL dans le futur ? Qui sait...

Petit clin d'oeil à l'actualité entre voisins comme quoi la phonétique!!! Si le synthé mode terrain a souri à la Fédérale B, moins à la Fédérale, les footballeurs palois ont toutes les raisons de regretter les misères subies par les verts de Sainté, Saint Etienne vous aviez compris. 

 

ILS ONT DIT

* Un entraîneur: "Les gars, le premier quart d'heure on le fait 20 minutes à fond".

* "Le rugby c'est le seul sport où l'on se rencontre alors qu'ailleurs on se croise" (Lucien Mias, docteur et ancien capitaine du XV de France des années 60)