DE BOUE EN BOUT:
L'EXEMPLE DES JUNIORS
Ne jouons pas les faux culs, sur le papier, les victoires des seniors entraient dans une logique sportive même si... Oui, la fameuse incertitude ok mais la perplexité était ailleurs, le regard tourné vers les plus jeunes. Surtout les juniors recevant un monument pour un samedi qui marquera. A Lagor, face à un rassemblement aggloméré par Orthez, les cadets sans le moins du monde démériter, s'inclinent de 4 petits points. Et qui devaient matcher leurs aînés et futurs seniors ? Toulouse et sa seconde équipe jeunes, invaincue avec des gabarits impressionnants. Sur le terrain annexe dans un état forcément perturbant, qui l'a emporté 8-5 ? L'A S Pont Long, oui avez bien lu, nos juniors attaquent cette seconde phase par un coup de tonnerre. Samedi prochain, c'est l'Entente Oloron qui vient.
La voie bien tracée par ces jeunes, restait à compléter le tableau en sachant l'accumulation d'eau de la nuit. "Il faut aimer la nature malgré la boue" (Jules Renard): quel que soit le temps et la gadoue ! Mais, que ne dit-on pas de la pluie: quelle emporte tous les soucis, qu'il tombe des cordes, des bénédictions et des souvenirs. Elle se prétend même la plus belle musique pour l'âme. Mais, communément, "un jour de pluie est l'excuse parfaite pour rester bien au chaud".
On était pourtant plusieurs centaines dans les tribunes à Serres-Castet à défier le mauvais temps et ses conséquences pour la venue de Larressore. Bravo et merci à nous tous, mais surtout aux acteurs du champ de jeu capables de nous faire oublier la froidure en donnant le meilleur d'eux mêmes. Qu'il y ait eu 15 essais d'inscrits sur les 2 matches, c'est presque irrationnel, tellement peu coutumier par temps sec. Alors ce 25 janvier 2026!!! Mais quand joueurs et arbitres acceptent intelligemment de s'adapter, nul défi n'est impossible, surtout si les deux camps partagent une vie identique du rugby toutes saisons. Larressore est de cette catégorie. Plutôt, comme tant d'autres de rester petit périmètre et "chacailler", ces Basques ont joué et parfois surjoué à leur détriment.
"Faudrait des bottes de caoutchouc pour patauger dans la gadoue" chantait Jane Birkin. Ce dimanche, c'était crampons longs. Des crampons bien portés par l'A S Pont Long qui a prouvé qu'au delà de sa réputation de pourvoyeuse de ballons et de joueuse au grand large, elle savait être tout terrain de bout en boue. Capable de marier conquête, avancée, jeu au pied ou de solliciter les ailes. Les deux équipes de Pont Long ont rendu des copies quasi parfaites. Si l'on en croit l'expression "marchez dans la boue, vous y laissez une empreinte" , à coup sûr nos verts et noirs vite noirs de boue, ressortent fièrement debout et méritent la très bonne mention. Autant d'essais d'avants que d'arrières pour Fédérale B et Fédérale 2, montre l'équilibre. On a aimé aussi que les entraîneurs, via des remplacements, ménagent les organismes, et que le second arbitre lui aussi soucieux de la santé, écourte une partie devenue une mauvaise parodie..
Et tout ça à cause du terrain. De ce pauvre terrain noyé, retourné, torturé. Souhaitons lui un bon rétablissement et des voeux de bonne santé en 2026. Avec les agents chargés de le cajoler, il est entre des mains et des outils experts.
ILS ONT DIT
* Un entraîneur: "Il vaut mieux être hors jeu que hors du jeu"
* "Le rugby est un combat. Si tu lâches, tu ramasses" (Fabien Galthier)
"RUGBY COCHON"
Voilà une nouveauté en provoquant le mauvais temps. Né de l'imagination de quelques joyeux drilles, il y a 3 ans dans un coin de Dordogne, le "Rugby cochon" se joue sur une aire de 20 m x 40 m, couverte de 30 cm de boue (bonjour l'arrosage), à six contre six de 5 à 80 ans, dont obligatoirement un élément féminin, pendant dix minutes. Vu les remplacements chaque équipe doit présenter entre 10 et 12 "cochonnes et cochons". Ni touches ni mêlées, que des essais et celui des filles compte double.
Un canular ? Allez sur Google qui sait tout et ajoutez à votre culture rugbystique