DES CHIFFRES QUI PARLENT
OK, la réalité du terrain n'a pas été autre: la Fédérale B baisse pavillon durant les arrêts de jeu (32-35) et la Fédérale A garde sa marge sur le fil du rasoir (27-23). Alors, on peut toujours pinailler, chipoter ou ergoter, les chiffres sont là: Pont Long termine cette phase aller avec des bilans grandement positifs. Mais quand même, ces seniors de Mouguerre sont loin d'être les mauvais élèves de la poule. Oh que non !
Championne de France en 2023 et finaliste en 2022, titrée aussi en Fédérale 3 en 2019, la formation B des Mugertars force le respect. Arrivée à Serres Castet avec ses certitudes, elle a fini par faire plier une ASPL généreuse au possible qui a pourtant livré l'un de ses meilleurs matches depuis septembre face à une opposition de grande qualité. Pas de quoi baisser la tête, au contraire. La B de Mouguerre aujourd'hui, c'est une seule défaite, 359 points inscrits contre 351 pour l'ASPL, 8 victoires et 3 défaites. Au plan national, sur 96 équipes, nous sommes septièmes et 17 longueurs d'avance sur le premier non qualifié de cette poule 5. A nous de poursuivre et dégager cette voie menant aux phases finales.
Des références encore pour la Fédérale de Mouguerre: à ce jour, elle a marqué 337 points soit 3 de plus que Pont Long, au goal average c'est + 106 contre +87 cette fois à notre avantage. Alors, apprécions tout à sa juste valeur. Sans occulter l'incidence de l'infériorité numérique certes, mais sans oublier de magnifier la farouche volonté mise à colmater les inévitables brèches. Morlàas, Nay puis Mouguerre et à Hasparren auparavant: gagner ou conserver un acquit si mince soit-il dans les dernières secondes, n'est jamais un hasard. Il faut même un sacré mental afin de provoquer l'ultime faute adverse.
De mémoire (?), jamais l'ASPL n'a affiché autant de victoires que de matches joués à mi-chemin de la phase de qualification. Elle est aujourd'hui tout en haut de l'affiche du peloton de 96 équipes, invaincue en compagnie de Paris Université Club et Bièvre. Sachant que les jeunes - féminines et garçons - tiennent aussi leur rang (les juniors jouent la qualification contre Oloron en janvier), prouve bien que les bases de la formation posées il y a plusieurs saisons donnent de beaux fruits. Un club c'est, dit et répété, un groupe à tous les étages.
Antoine Blondin, journaliste et écrivain de haute lignée, a écrit sur le rugby, mais pas que, des pages d'anthologie. Sa définition est pleine de tendresse: "Le rugby est aux antipodes du one-man-show. C'est un art subtil de la réussite dans l'abnégation et dans l'amitié où l'homme réputé inachevé par essence, se complète enfin à travers les autres".
Le temps est maintenant arrivé pour tous (dirigeants, bénévoles, supporters et spectateurs, encadrants et joueurs), de profiter de cette trêve. Allez, on rigole un dernier coup: "Celui qui a inventé Noël, c'est un mec qui devait tenir un magasin". Oh, pas joli joli de casser les rêves ! On se rattrape: " Sans les cadeaux, Noël ne serait pas Noël".
Bonne fin d'année 2025, bonne santé et RV le WE des 10/11 janvier 2026.
ILS ONT DIT
* Philippe Geluck, l'exquis dessinateur des albums ou le chat tient la vedette: "Je veux bien me déguiser en sapin de Noël pour les fêtes, si on me promet de faire très très attention quand on enlèvera les boules".
* Françoise Sagan, femme de lettres: "Ce n'est pas parce qu'il est violent que j'aime le rugby, c'est parce qu'il est intelligent".